Intervention: « Les archives à la carte : initiation aux systèmes d’information géographique et potentialités de la cartographie numérique »

par Jean-François Moufflet

Au sein de la session « Pratiques et médiations numériques : les archives à l’écran« , jeudi 31 mars de 14h à 17h15, présidée par Antoine Courtin.

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Le développement des réseaux de communication et des dispositifs mobiles de connexion aux données ont fait de la cartographie numérique un outil indispensable et incontournable : du GPS au téléphone portable, on utilise quasi quotidiennement des ressources géographiques pour s’orienter, découvrir un territoire et ses ressources, ou encore vérifier l’emplacement d’une localité. Alors que la matière première conservée par les services d’archives est précisément le reflet de l’action d’une administration sur un territoire, on peut s’interroger sur le bénéfice dont ceux-ci pourraient tirer parti avec des systèmes d’information géographique (SIG). Force est de constater que dans l’ensemble, la présence d’outils cartographiques sur les sites Web d’archives demeure encore timide et que bien souvent, quand des ressources archivistiques sont liées à un SIG, celui-ci est en réalité aux mains d’un autre service de la collectivité ou d’un partenaire scientifique.

Cette contribution souhaiterait attirer l’attention des archivistes sur les potentialités que peuvent leur offrir les SIG pour faire découvrir ou mettre en valeur autrement leurs fonds. Elle propose une approche en deux temps : un exposé présentant l’état actuel de l’utilisation de la cartographie numérique dans les archives et les possibilités de médiation qu’elle offre, puis un atelier pratique qui s’appuiera sur l’utilisation d’un SIG libre et open source, QGIS, pour découvrir les bases et s’approprier les principales fonctions de ce type de logiciel.

L’objectif est de présenter comment l’on procède à la création d’une carte numérique à partir de tracés vectoriels mais aussi d’après des plans anciens numérisés. Surtout, on insistera sur cet aspect fondamental que les SIG reposent sur un système de base de données et qu’ils permettent de représenter et de traduire en cartes des données structurées. Des travaux en cours au département du Moyen Âge et de l’Ancien Régime des Archives nationales, tels que la conception d’une carte des diocèses anciens ou des dialectes en France, ou des exemples d’utilisation avancée de ces systèmes dans les Archives départementales et municipales viendront en appui pour illustrer le propos.

 

 

Intervenant

Moufflet

Jean-François Moufflet est conservateur aux Archives nationales, responsable de fonds au département du Moyen Âge et de l’Ancien régime. Il a précédemment occupé les fonctions de référent aux Archives de France en matière d’archivage électronique, de numérisation, d’informatisation des services d’archives et de pérennisation des données, puis d’adjoint au directeur des études de l’Inp, en charge de la formation initiale des conservateurs du patrimoine.

 

 

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