Appel à contribution

L’Association des archivistes français (AAF) organise, au printemps 2016 (30, 31 mars et 1er avril), à Troyes, la deuxième édition de son Forum. Comme nous partageons tous aujourd’hui le constat que le numérique a envahi toutes les facettes et fonctions des archives, cette deuxième édition du Forum de l’AAF se propose de questionner les métamorphoses des archives au contact du numérique, suivant une double approche, épistémologique et méthodologique.

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meta/morphoses

les archives, bouillons de culture numérique

 

Forum de l’Association des archivistes français, deuxième édition, Troyes, centre des congrès de l’Aube, 30, 31 mars et 1er avril 2016

Le numérique n’en finit pas de bouleverser nos pratiques, de mettre nos acquis en question, d’ouvrir de nouvelles perspectives et de favoriser de nouveaux usages des archives. L’environnement numérique vient de plus en plus et plus que jamais modifier notre rapport au passé et au futur, nos manières de nous souvenir et donc notre manière d’appréhender et d’exploiter les archives, en tant que citoyens mais aussi en tant que professionnels.

Le numérique transforme la société et notre rapport à la culture. Les modèles traditionnels sont bouleversés, une nouvelle culture, celle des réseaux et de la mobilité, placée sous le double signe du participatif et du collaboratif s’est imposée. Aujourd’hui, toutes nos activités intègrent des opérations de mise en réseau de données : le Web est devenu un formidable outil de création et non plus seulement de publication ou de diffusion.

En modifiant notre rapport au temps et à l’espace, la transformation numérique introduit un changement de paradigme : dans ce nouvel écosystème, comment s’adapter ? C’est cette question de la métamorphose des archives, au contact du numérique et dans toutes leurs dimensions (document-donnée, fonction, lieu de conservation) que se propose d’explorer le prochain Forum de l’Association des archivistes français.

Le numérique a transformé et continue de transformer en profondeur les conditions de création, collecte, conservation, communication et diffusion des archives. Qu’il s’agisse de produire des instruments de recherche électroniques ou des substituts aux documents originaux par la numérisation, qu’il faille collecter des données administratives ou donner accès à des contenus par les réseaux informatiques, plates-formes de diffusion du Web ou autres appareils mobiles, les archivistes manipulent au quotidien un nombre important de logiciels, de langages et de supports. Comment ces outils techniques imprègnent-ils la pratique archivistique ? Quelles incidences ont-ils sur les compétences que les archivistes doivent mobiliser ?

Des archives de toute provenance et de toute nature sont collectées et rassemblées par des individus, des associations ou des équipes dans le cadre de programmes de recherche mais aussi partagées sur les réseaux sociaux. Les plates-formes sur lesquelles sont hébergées ces collections fonctionnent comme autant d’espaces mémoriels. Quelles sont les nouvelles institutions du savoir ?

Dans un contexte où le nombre de producteurs d’archives augmente, où il est devenu facile de créer des archives et où une partie de ces archives est automatiquement créée par les outils informatiques, comment (re)penser l’équilibre entre celui qui produit, celui qui utilise et celui qui conserve les archives ?

Le numérique modifie la manière de lire et d’appréhender les archives en tant que sources et modifie la manière de faire l’histoire. Comment conserver et rendre accessible aux historiens des corpus toujours plus volumineux ? Quelles interactions existent entre archivistique et humanités numériques ?

Quatre thèmes sont plus particulièrement retenus, sans ambition d’exhaustivité :

Le numérique soulève le défi majeur de la maîtrise des données compte tenu des volumes de données créés et échangés, mais, à l’heure de l’open data et du big data, il est un autre enjeu tout aussi essentiel, celui de la qualité des données. Comment créer des données de qualité ? Comment contrôler et garantir cette qualité ? Comment la maintenir dans le temps ? Quelle(s) stratégie(s) adopter pour les archivistes/records managers ?

Longtemps, l’ouverture des archives n’a eu de sens que pour évoquer l’accès à la salle de lecture ou à des archives jusque-là incommunicables. Aujourd’hui elle prend principalement son sens en termes de données ouvertes, ou open data, et se décline dans le champ de la e-gouvernance, de la transparence de l’accès à l’information et de la réutilisation des données publiques. La mise en commun des ressources est-elle une chance ou un danger pour les archives ?

Le numérique facilite la réutilisation et encourage le partage des archives : les archives circulent, sont commentées, décrites, modifiées, réappropriées, remixées. L’utilisation des archives connaît une évolution majeure et elles bénéficient d’un engouement sans précédent. Comment le numérique en modifie-t-il les usages ? Qui sont les nouveaux usagers ? Comment les usagers s’approprient-ils les archives ? En quoi sont-elles sources de création ?

À l’heure où la préoccupation d’interopérabilité et de pérennité conduit les différents métiers à parler le langage XML, à l’heure où les politiques publiques de l’État et des collectivités invitent les acteurs culturels à mettre en commun leurs ressources dans des portails nationaux ou régionaux, à l’heure où l’on partage le même souci de qualifier les objets et les producteurs, qu’est-ce qui fait encore la spécificité de l’archiviste, son cœur de métier, son domaine d’influence, par rapport aux professions voisines ou cousines ? Qu’est-ce qui conduit l’archiviste à se confondre avec les autres ou à les suivre, quitte à entrer en concurrence avec eux ?


Sous la présidence de : Céline Guyon (Département de l’Aube)

 

Avec :

Lorène Béchard (CINES)

Catherine Bernard (Archives municipales de Toulouse)

Florence Clavaud (Archives nationales)

Michel Cottin (Orange Labs)

Antoine Courtin (Institut national d’histoire de l’art)

Nicolas Larrousse (TGIR-HumaNum)

Jean-Yves Le Clerc (Archives départementales d’Ille-et-Vilaine)

Françoise Lemaire (Archives nationales)

Jean-François Moufflet (Archives nationales)

Baptiste Nichele (Service interministériel des Archives de France)

Christine Nougaret (École des Chartes)

 

Contacts

Alice Grippon, déléguée générale

forumdesarchivistes@archivistes.org

01.46.06.40.12

Association des archivistes français –

8 rue Jégo – 75013 Paris


bande_couleurPropositions de contribution

 

L’appel à contribution se veut le plus large possible et vise à instaurer un véritable échange entre les archivistes de tout horizon et des représentants d’autres professions : bibliothécaires, métiers des sciences de l’information et métiers du patrimoine. Il s’adresse aux professionnels de ces secteurs et aux chercheurs (historiens, juristes, ethnologues, scientifiques de l’information, des sciences et techniques, etc.).

Les propositions devront être transmises avant le 27 septembre 2015. Tous les contributeurs recevront une réponse dans le courant de la première quinzaine du mois de novembre 2015.

Pour soumettre une contribution : http://forum2016.archivistes.org/?p=3197

 

Formats des présentations

  • Conférences
    • Format court (15 minutes) : présentation synthétique, à une voix, d’un sujet précis ; la conférence peut être combinée avec un format de type atelier
    • Format long (40 minutes) : format adapté aux présentations à plusieurs voix
  • Tables rondes (45 minutes à 1 heure) : le choix du sujet, des participants et de l’animateur de la table ronde sont proposés par le porteur de la proposition. Idéalement, le nombre de participants à la table ronde ne devrait pas dépasser trois personnes (en plus de l’animateur).
  • Ateliers (30 minutes à 1 heure)
    • Retours d’expériences
    • Ateliers pratiques de type « Mécano »: format adapté à la manipulation d’outils ou au traitement de sujets sous la forme de travaux pratiques

L’organisateur de l’atelier précisera le nombre maximum de participants et le matériel nécessaire (postes informatiques, logiciels, etc.).

Il est possible de proposer plusieurs contributions qui peuvent se faire écho, à raison par exemple d’une conférence courte approfondie ensuite dans un atelier.

 

Critères de sélection

Les propositions seront évaluées par le comité scientifique. Les principaux critères de sélections seront :

  • la qualité scientifique du résumé ;
  • la pertinence au regard du thème général du Forum et, plus spécifiquement, à un ou plusieurs des 4 axes définis.

Les propositions seront ensuite sélectionnées de manière à ce que :

  • les champs et les thématiques soient équitablement couverts ;
  • les différents horizons professionnels soient représentés.

Une réflexion au sujet de « Appel à contribution »

  1. Bonjour à tous,
    je crois que sur le volet, le sujet a été bien trié au regard de son caractère actuel. il en est de même pour les axes proposés, c’est effectivement les bouts par les quels le problème doit pertinemment être saisi pour aboutir à des résultats probants. il n’est pas exclu évidement que d’autres regards soient portés sur la question au delà de ceux que vous avez proposez, car effectivement comme vous l’avez si bien souligné, les échanges dans le cadre de ce forum permettrons d’avoir non seulement un regard croisé sur le sujet mais également presque exhaustive.

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